chien puissant et athlétique

Le Boxer : un chien puissant et athlétique

Même si sa taille au garrot reste moyenne (53 à 59 cm pour la femelle, 57 à 63 cm pour le mâle), son poids le fait classer dans la catégorie des chiens de grandes races. C’est ce rapport taille/poids qui lui donne son allure ramassée. Il possède une ossature très solide.

Par son tempérament, le Boxer est un chien tonique, toujours en mouvement. Son caractère direct et exubérant attire la sympathie mais son énergie débordante a besoin d’être canalisée par son maître. Il est très à son aise dans les disciplines qui requièrent à la fois force et endurance : le Ring, les concours RCI, le pistage… C’est aussi un bon gardien qui se laisse difficilement intimider.

 

Comparaison de la répartition masse maigre/masse grasse chez plusieurs chiens de grandes races
(Royal Canin, 2003-2004)


 

 

 




La masse maigre est plus importante chez le Boxer que chez d’autres chiens de grandes races, ce qui traduit le fait qu’il possède une musculature bien développée. Cette composition corporelle influence certains paramètres biologiques : la créatinine produite en permanence par les muscles présente un taux physiologiquement deux fois plus élevé chez le Boxer que chez le Beagle. (Lefebvre & Watson, 2002)

 

Le Boxer est d’abord et avant tout un chien dynamique. Cette image de chien sportif n’est pas usurpée : anatomiquement et physiologiquement, le Boxer est adapté à l’exercice physique.


 

 

 

C’est un chien athlétique : l’impression de puissance qu’il dégage est liée à sa musculature fortement développée par rapport à d’autres grandes races. Sa plastique est bien mise en valeur par son poil ras. La silhouette tendue du Boxer ne tolère pas les excès de réserves adipeuses. Il n’a d’ailleurs que peu tendance à l’excès de poids.

 

Du fait de sa grande activité spontanée (sauts, courses…), ses articulations sont très sollicitées. Soumises à des pressions mécaniques importantes, elles sont parfois victimes de lésions, surtout lors de suralimentation pendant le jeune âge. Une étude portant sur plus de 300 000 jeunes chiens présentés dans 10 écoles vétérinaires américaines entre 1986 et 1995 (Lafond & coll, 2002), a listé les affections les plus fréquemment diagnostiquées dans cette race :

la panostéite : inflammation généralisée des os longs, induisant des boiteries d’un ou plusieurs membres. La maladie se résout d’elle même lorsque le chien atteint l’âge de 18 à 20 mois.
l’ostéochondrose de l’épaule ou du coude : trouble de l’ossification des cartilages de croissance chez le chiot. Les symptômes apparaissent en général entre 4 et 10 mois (Asimus, 2002).
la non-union du processus coronoïde de l’ulna : type particulier de dysplasie du coude (Meyer-Lindenberg & coll, 2002).

 

Comparaison de l’activité spontanée du Boxer et du Bulldog

 


 

Mesures obtenues grâce à l’enregistrement en continu par un accéléromètre fixé au collier du chien. Grâce à un système piézoélectrique, l’accéléromètre comptabilise les mouvements cumulés du chien sur 3 axes et les transcrit selon un vecteur-force (Vecteur Magnitude ou Vm). Dans des conditions d’environnement similaires (chien seul dans la journée), le Boxer montre une activité spontanée globale supérieur de 67 % à celle du Bulldog. Ce degré d’activité supérieur est surtout évident au moment du retour du maître le soir, traduisant des phases de jeu et d’éveil plus marquées.

 

ENTRETENIR LE TONUS ET PROTÉGER LES ARTICULATIONS

 

Robuste, le Boxer réclame une approche alimentaire qui tient compte de son caractère très actif.

1er objectif : fournir assez de calories pour compenser les dépenses énergétiques

À poids égal, les matières grasses ou lipides apportent 2,25 fois plus d'énergie que les glucides ou les protéines.

 

Un régime riche en matières grasses (20 % dans BOXER 26) permet d’épargner les réserves musculaires de glycogène* dont l’épuisement correspond à l'apparition des signes de fatigue chez le chien. Ce dernier dispose ainsi de plus d’énergie disponible lorsqu’il doit fournir un dernier effort intense après une séance d’exercice déjà prolongée.

 

 

Influence du taux de matières grasses du régime sur la capacité des cellules musculaires à produire de l’énergie à partir des acides gras

 

Étude faite sur des chiens entraînés pendant 3 mois et nourris avec chacun des régimes, avant les mesures (Reynolds & Taylor, 1996)

 




 

* Les glucides représentent 65 % de l’énergie métabolisable
**Les lipides représentent 65 % de l’énergie métabolisable


 

Le volume des mitochondries traduit l’aptitude de la cellule à oxyder les acides gras pour produire de l’énergie. Un régime riche en matières grasses améliore la capacité de l’organisme à “brûler” les graisses. Lors du retour au régime riche en glucides, on retombe aux valeurs initiales.

 

Le chien tolère beaucoup mieux que l’homme un haut niveau de matières grasses. Grâce à un régime riche en lipides, ses performances sportives s‘améliorent à la fois en endurance (Grandjean, 1983; Reynolds, 1998), et en vitesse (Hill & coll, 2000). Un régime riche en matières grasses repousse la principale limite en effort d’endurance : la quantité d’oxygène utilisable par l’organisme. Lorsque les matières grasses représentent 65 % de l’énergie métabolisable de l’aliment, la consommation maximale en oxygène (VO2 max*), un des paramètres utilisés pour mesurer la résistance à l'effort, augmente de 40 % (Reynolds & Taylor, 1996).

 


Les acides gras à chaîne courte et moyenne (AGCC) sont présents sous forme concentrée dans l'huile de coprah extraite de la noix de coco.

 

La nature des acides gras de l’alimentation influence aussi les performances sportives.
Les acides gras insaturés ω6 provenant des huiles végétales améliorent la perméabilité des membranes cellulaires et facilitent le passage des éléments nutritifs du sang vers les cellules.
Les acides gras insaturés ω3 provenant des huiles de poisson améliorent la microcirculation (Enikeeva & coll, 1998) et favorisent donc l'oxygénation des tissus. Il est important de respecter un bon équilibre entre les acides gras insaturés oméga 6 et oméga 3 grâce à un mélange judicieux des sources de matières grasses (graisse de volaille, huile de poisson, huile de soja).


 

 

Un chien sportif comme le Boxer a besoin d’énergie disponible à tout instant : il est intéressant de lui fournir des acides gras saturés à chaîne courte ou moyenne (AGCC)* qui n’ont pas besoin d’être émulsionnés par les sels biliaires pour être accessibles aux enzymes digestives. Leur digestion est plus rapide que celle de graisses constituées d’acides gras à longue chaîne (graisse de boeuf, graisse de volaille…).
Les AGCC ne sont que faiblement incorporés dans le tissu adipeux : l’essentiel de l’énergie est utilisé pour le travail musculaire. Enfin, ils ne nécessitent pas l’utilisation de L-carnitine pour être oxydés par les cellules musculaires.
Toutes ces propriétés sont avantageuses dans l'alimentation d’un chien sportif pour optimiser ses performances physiques.

2e objectif : faciliter l’utilisation des acides gras grâce à la L-carnitine

La L-carnitine est l’unique transporteur des acides gras à longue chaîne vers les sites cellulaires, les mitochondries, où ils seront oxydés pour fournir de l’énergie. Chez le chien, 95 % de la carnitine est concentrée dans le coeur et dans les muscles.

 

Chez l’homme et chez l’animal, le niveau de L-carnitine dans le sang diminue nettement dans les 30 mn qui suivent un effort physique important (Harichaux & coll, 1994). La carnitine est synthétisée dans le foie mais plus le chien est actif, plus cette voie d’approvisionnement risque de devenir limitante. Un apport supplémentaire est donc conseillé pour aider à restaurer les réserves. Lorsque le niveau est augmenté dans l’alimentation, la concentration sérique en L-carnitine retrouve plus vite son niveau normal.

 

En favorisant l’utilisation des acides gras, la L-carnitine aide à limiter l'accumulation du tissu adipeux et permet de mieux préserver la masse musculaire, très importante chez le Boxer. La L-carnitine est classiquement employée dans les régimes amaigrissants pour accélérer la perte de poids tout en préservant la masse maigre du corps (Allen, 1998).

3e objectif : assurer le renouvellement des cellules musculaires

Les protéines jouent un rôle majeur pour le renouvellement tissulaire. Plus le chien est soumis à un stress à la fois physique et psychique, plus le renouvellement cellulaire s’accélère. À l’effort, 5 à 15 % de l'énergie dépensée est d'origine protéique. Or, le chien ne dispose d'aucune réserve de protéines à l’exception des muscles. Pour éviter à l'organisme de puiser dans ses protéines musculaires, un renforcement de l’apport protéique est donc indispensable.


 

 

Un apport protéique insuffisant a des conséquences dramatiques sur la santé du chien : anémie, mauvaise qualité du poil, baisse des défenses immunitaires et fonte musculaire. À l’inverse, l’amélioration quantitative et qualitative de l’apport protéique chez un chien de sport permet d’améliorer les performances tout en réduisant le risque d'accident musculaire ou tendineux (Reynolds & coll, 1999).

 

Effet du taux de protéines sur les performances de 32 chiens après 12 semaines d'entraînement en course d’endurance
(Reynolds & coll, 1999)


 




 

 




 

 

La consommation maximale d’oxygène (VO2 max) est un marqueur de l’endurance : elle est améliorée significativement lorsque le taux protéique passe de 18 à 23 % des calories totales (BOXER 26 : 25 % des calories sont d’origine protéique). Un niveau protéique trop bas (18 % des calories) est corrélé avec un risque de blessure musculaire ou tendineuse à l’entraînement.

4e objectif : préserver les articulations avec des chondroprotecteurs

Au-delà de 7 ans, environ 40 % des grands chiens souffrent d’arthrose (Deeb & Wolf, 1994), en particulier ceux atteints de dysplasie, d’ostéochondrose, ou ceux ayant pratiqué une activité physique de manière prématurée ou trop intense, à l’origine de microtraumatismes répétés sur les cartilages articulaires. Un apport nutritionnel précoce et régulier de composants naturels du cartilage, la glucosamine et la chondroitine sulfate, contribue à ralentir l’évolution des lésions ostéo-articulaires.
L’administration orale permet d’obtenir rapidement des concentrations actives en glucosamine et en chondroitine au niveau des cartilages articulaires et du liquide synovial dans lequel baignent les articulations (Mc Namara & coll, 1997). La glucosamine et la chondroïtine sont utilisées depuis longtemps en médecine sportive humaine et vétérinaire. L’efficacité de ces substances est meilleure lorsqu’elles sont administrées préventivement : plus tôt on les administre, plus on a de chance de conserver la bonne santé des articulations (Todhunter & Lust, 1994).

 

Lésion du cartilage articulaire


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