Particularités

 

Particularités :

 

Le livre généalogique est fermé.

Il  existe des  Boxers  blancs,  rarissimes  ou  presque (environ  10%  des  chiots  arborent une  robe blanche ou presque), du fait d'une extension de la panachure blanche. Mais cette couleur blanche est éliminatoire si elle affecte plus du tiers de la robe (ces chiots recevaient naguère de la part de la SCC

un certificat de naissance, mais qui comporte la mention "inapte à la confirmation". Aujourd'hui les autorités cynophiles ne leur octroient plus ce certificat). Les Boxers blancs sont en général fortement ossaturés,  à  la  tête  typique  et  à  forte  pigmentation.  Il  subsiste  pratiquement  toujours  une  tache,  si petite  soit-elle,  fauve  ou  bringée.  Le  fait  d'unir  des  sujets  à  panachure  envahissante  augmente  la probabilité d'obtenir des sujets blancs. A noter qu'en expositions, les sujets bien marqués de blanc sont préférés et plaisants à lil… Beaucoup d'éleveurs les jugent plus robustes que leurs frères unicolores. Dans les années 50, en Allemagne, les reproducteurs porteurs de blanc ont été éliminés et la race a nettement décliné.

La  couleur  fauve  est  récessive,  les  bringeure  sont  dominantes  (2  fauves  ne  donnent  que  des fauves, fauve x bringé et bringé x bringé donnent les 2 coloris). La race n'est pas hyper prolifique, les portées  comportant  4  à  6  chiots  en  moyenne  (mais  on  en  a vu  de  1  chiot,  ou  de  14  !),  selon  si on comptabilise  les  sujets  blancs  ou  pas  !  Les  mises-bas  ne  sont  pas  toujours  aisées.  Son  élevage  est plutôt  une  affaire  de  spécialistes.  Les  statistiques  révèlent  un  taux  de  mortalité  élevé  dont  souffre l'élevage  : des études sont en  cours pour connaître  les causes de mortalité  en fonction  des tranches d'âge.

Sur  tous  les  continents,  l'élevage  du  Boxer  n'est  pas  à  la  portée  du  premier  venu.  Il  y  a  par exemple un règlement d'élevage très strict en Amérique Latine, qui suit de très près les méthodes de sélection   européennes   :   "Pour   réaliser   des   accouplements   consanguins,   les   propriétaires   des géniteurs  doivent  recevoir  l'accord  de  la  commission  d'élevage,  éliminer  les  chiots  présentant  des tares,  soumettre  les  chiots  décédés  à  l'autopsie  d'un  vétérinaire  de  la  Faculté" (et  cela  continue pendant des pages).

 

 

 


 

 

Pour être champion de France, la sélection est rude : en plus des CACS de beauté, il faut une bonne  radio  de  dysplasie,  passer  un  test  de  caractère  (APE  :  Approbation  Pour  l'Elevage),  un  test d'endurance  sur  20  km  (la  race  est  sportive  !),  un  test  de  qualités  naturelles  et  de  mordant.  En exposition, le chien est présenté cam sur les antérieurs, les membres postérieurs en extension, avec une croupe nettement plus basse que le garrot ; le chien tire sur sa laisse, il est comme prêt à bondir,

ses pieds avant touchant à peine le sol. Cela donne pas mal d'animation dans les rings servés à la race !

 

Le Boxer est l'une des races  les plus présentes  sur les terrains  de travail : 50% des sujets  qui travaillent  pratiquent  le  RCI  et  30%  le  pistage.  C'est  la  4e   race  en  demandes  de  licence  de  la commission d'utilisation nationale de la SCC, et la 8e  en demandes de carnet de travail. Pour le RCI, prenez le temps de choisir votre chien dans une lignée de travail. Il marche en Ring pourvu que vous n'attendiez pas de sultats trop pointus. On trouve des sujets en Obéissance également, mais il faut s'attendre à ce qu'il se lasse assez vite de cette discipline.

Petit lexique du Boxer : APE : sujet reconnu apte pour l'élevage ; AJO : sujet ajourné lors d'une épreuve  de sélection  ;  Dt  :  concerne  la  codification  de  l'implantation  des  dents  ; ECx  :  échelle  de caractère, le 1 (sujet trop méfiant) et le 5 (sujet agressif), étant rejetés de la sélection, l'idéal étant le niveau  3  ;  ENEBCF  :  Exposition  Nationale  d'Elevage  du  Boxer  Club  de  France  ;  FB  :  femelle bringée ; FF : feme